Historique

Du Moyen-Age à nos jours, découvrez l'histoire de Hombourg : ses châteaux, son église, son blason...

Origine du nom : il signifie « château élevé »

Or Hombourg se situe en plaine… Mais il évoque peut-être la motte castrale de Butenheim.

Le village a livré de nombreux vestiges archéologiques, tels que des tertres funéraires, des tombes à incinération du Hallsttatt ancien, ou des céramiques du bronze final, ainsi que des vestiges romains provenant de la grande voie romane de Kembs.

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Au bas Moyen Age, la Seigneurie de la famille de Butenheim comprend Hombourg, Petit-Landau et Niffer. Jusqu’en 1269, Hombourg fait partie des alleux des Butenheim. Ceux-ci remettent alors leurs possessions de Haute-Alsace aux Habsbourg et les reprennent en fief jusqu’à leur extinction en 1337. Les Huss prirent leur succession et enfin, la famille Andlau de 1418 jusqu’à la Révolution, qui créa un domaine à l’emplacement de l’actuel château.

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En 1939, le village, situé sur la Ligne Maginot, fut évacué pour une période d’un an dans les Landes. La libération de la commune se déroula du 20 novembre 1944 au 8 février 1945. L’offensive française fut marquée le 20 novembre 1944 par l’entrée de la 1ère Division Blindée à Mulhouse et par la destruction des ponts du Rhin. Celui de Chalampé échappa à l’attaque. Des combats s’ensuivirent face à la contre-attaque des Allemands qui réoccupèrent les communes le 22 novembre. La libération définitive n’intervint que le 8 février 1945. Le lendemain, le pont de Chalampé s’enfonçait dans les flots après l’évacuation de la 19ème armée allemande. Les pertes alliées furent considérables.

Durant cette terrible période, le village fut évacué durant 1 an dans les Landes. En mémoire, notre commune est jumelé avec le petit village de Castandet (Landes) depuis 1982. Depuis, de conviviales retrouvailles ont lieu tous les 2 ans.

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La commune, dont plus de la moitié du territoire est couverte par la forêt, était autrefois tournée exclusivement vers l’agriculture. Hombourg est passé au stade industriel en 1950. Ce fut tout d’abord la construction du grand canal d’Alsace puis de la centrale hydraulique d’Ottmarsheim qui permirent l’accroissement de la population avec l’installation d’ouvriers dans la cité provisoire appelée « Gare 8 » à proximité de la route EDF (276 habitants en 1946, 863 en 1999). Cette cité est aujourd’hui remplacée par une importante zone artisanale et des lotissements ont été créés à l’est du village. L’activité agricole (essentiellement maïs) n’a cependant pas cessé.

Aujourd’hui, Hombourg est un village de plus de 1000 habitants (chiffre INSEE 2013: 1129), traversé par la route nationale nord-sud, où subsistent encore peu, de part et d’autre des maisons plus anciennes, en pan de bois et en rez-de-chaussée, datant du 18ème siècle. A la périphérie et en direction de l’Est on trouve encore des petites constructions des ouvriers agricoles du 19ème siècle mais surtout les lotissements récents. Construite au centre du village, l’ancienne mairie-école datée de 1860 abritait, à l’origine, selon une disposition classique, une école de garçons, une école de filles, la mairie, et le logement de l’instituteur. La commune ayant édifié, non loin, une nouvelle mairie en 2006, l’ancienne mairie a été réhabilitée en résidence locative.

L'ancienne mairie.

A présent, malgré ses agrandissements (dont le dernier est en cours avec la création d’un lotissement au Sud du village), la commune de Hombourg s’applique à conserver sa convivialité rurale et son dynamisme associatif.

LE CHATEAU DE HOMBOURG

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Au XVIIème siècle le château de Butenheim est abandonné.

La famille d’Andlau s’installa alors à Hombourg où elle construisit un nouvel édifice. Mais elle émigra à Bellingen (Allemagne) lors des troubles révolutionnaires et, en 1792, le château fut pillé et incendié.

Le bien passa ensuite à la famille Mérian de Bâle, puis, dans les années 1820, à l’industriel mulhousien Nicolas Koechlin. Ce dernier fit construire une betteraverie ainsi qu’un pavillon de chasse dans le parc. Il fit également construire une ferme (encore visible de la route à ce jour) pour l’exploitation de ses terres en bordure de la forêt de la Hardt. Il fit des essais de plantation de mûrier puis de betteraves sucrières, les premières en Alsace (1ère année de production en 1829). La petite distillerie destinée à la production de sucre existe encore dans le jardin de la ferme.

Vers 1850, le comte de Maupéou hérita de la propriété. Le pavillon de chasse fut agrandi par l’adjonction des ailes nord et sud en 1880 et 1901, puis à nouveau remanié au début du XXème siècle.

En 1922, la famille Burrus, producteur de tabac, acheta le bien et continua l’exploitation du domaine.

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LE CHATEAU BURRUS

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Construit en béton armé tout comme la Ligne Maginot qui date de la même époque (1930), cet édifice néo-gothique reprend les plans du château médiéval de manière « idéalisée » : le corps central est flanqué de quatre tours rondes; le tout est crénelé et entouré d’un fossé d’eau : enfin l’accès se fait par deux faux ponts-levis. Il s’agit en réalité d’une étable très moderne à l’époque, qui pouvait abriter 150 vaches, avec abreuvoirs automatiques, fenil à l’étage, et 4 tours d’angles rondes destinées à l’ensilage des grains. Cette construction originale reflète la passion pour l’histoire et pour l’archéologie de Maurice BURRUS (1882-1959), à la fois industriel et homme politique, mécène, philatéliste mondialement connu et collectionneur d’œuvres d’art. Les armes de la famille Burrus, en écu orné d’un taureau, figurent au dessus des deux portes d’entrée, accompagnées de la devise « Mille ans avant Milan, Burrus avait déjà mille ans ». Aujourd’hui, la famille s’investit dans la production de chocolat, après le rachat en 1968 de la marque « Schaal » puis, plus récemment, des produits « Marquise de Sévigné ».

L’EGLISE SAINT NICOLAS ET SON RETABLE:

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L’église paroissiale de Butenheim, dédiée à Saint Martin et excentrée, dessert les localités de Butenheim, Niffer et Petit-Landau. Hombourg est alors en filiale de Butenheim.

Le patronyme de Saint Nicolas, patron des bateliers et des voyageurs, est attesté depuis le XVème siècle.

En 1527, le prêtre Léonard devint curé de Hombourg et de Petit Landau. Les premiers registres paroissiaux datent de 1677.

L’édifice actuel, construit en 1773, fut consacré en 1786 par l’évêque de Bâle. Il a la particularité de posséder une tour-clocher reposant sur le mur Est et sur deux grosses colonnes au milieu du chœur.

Elle servit de sépulture à la famille d’Andlau-Hombourg. Le seul témoin de cette période est la pierre tombale de François Joseph III d’Andlau, datée de 1738, près de la chaire à prêcher, et dont les armoiries ont été bûchées. Les deux autels-retables latéraux d’origine, en stuc faux-marbre, sont encore en place. Ils sont ornés de toiles peintes. A droite est représenté Saint Wendelin, le protecteur des troupeaux, objet d’un pèlerinage ancien. Vêtu en berger au milieu de ses moutons, une couronne et un sceptre à ses pieds rappellent ses origines royales tandis que dans le ciel deux angelots lui présentent mitre et crosse au futur abbé de l’abbaye de Tholey. Une statue de ce Saint (vers 1800), muni d’une houlette, est également présente dans l’église. Dans le médaillon supérieur, le peintre Henri Charles Baron, originaire de Besançon, (Doubs) a signé un tableau de Saint Joseph à l’Enfant en 1858. C’est ce même peintre qui a réalisé la Vierge à l’Enfant sur la toile du retable Nord. Au-dessus est figurée une éducation de la Vierge. Saint Nicolas, patron de l’église figure en bonne place sur le tableau de l’ancien maître-autel, au fond du Chœur. Saint Jacques et Saint Erasme l’accompagnent. Cette œuvre est due à un artiste mulhousien Edmond Pierre Gustave Pellerin. Elle est signée et datée de 1847. D’autres œuvres d’art sont exposées dans l’édifice : Christ en croix au sommet de l’arc triomphal ( 2ème moitié du 18ème siècle), orgue de Jean Frédéric Verschneider construit en 1863 et modifié en 1957 par Schwenkedel, statue de Saint Sébastien, chaire et fonts baptismaux.

L’Église actuelle, construite en 1773-1774, fut consacrée en 1786, par son Excellence Monseigneur Joseph de Rogenbach, Évêque de Bâle. A la Révolution Française, l’Église n’a pas été vendue comme bien national, alors que le presbytère le fut en 1792, mais il a pu être racheté, en 1834, par la commune.

 Le 1er enterrement au cimetière actuel remonterait en 1717, où se trouvait déjà jadis une petite chapelle, à l’emplacement du chœur de l’Église actuelle, et qui servait d’ossuaire, aux familles des Andlau.

Cinq membres de la famille Andlau-Hombourg, sont cités dans les registres de décès de la paroisse, (1695-1709-1720-1731-1788). Sous la chaire, se trouve la pierre tombale de Joseph Conrad Frédéric d’Andlau-Hombourg, mort à 37 ans en 1738.

Touchée par les combats de l’hiver 1944-1945, l’église a été restaurée.

Un peu d’architecture, suivez le guide !

La Croix des Missions élevée au cimetière, date de 1839, l’indication gravée en 1845, sur cette même croix, mentionne le nombre de jours d’indulgence, pour les paroissiens qui participaient aux journées missionnaires.

Les vitraux

Les trois vitraux du côté Nord ont été mis en place sous M. le Curé Frantz, qui administra la paroisse de 1909 à 1946, période qui couvrit les deux dernières grandes guerres.

Les six nouveaux vitraux, terminés en Février 2000 par M. Lieby, ont enfin pu remplacer le verre cathédrale installé en Octobre 1947, à la place des anciens vitraux peints de l’époque, endommagés lors de la dernière guerre.

Les vitraux du chœur, d’une conception plus moderne, symbolisent la transition vers le nouveau millénaire.

Petite histoire de vitraux

A la suite de l’époque des fresques bibliques murales, déjà connues des Égyptiens, et qui permettaient aux gens ne sachant pas lire, de regarder simplement des images, arriva l’époque flamboyante du gothique, 14ème-15ème siècles, avec l’apparition du vitrail.

La peinture sur verre précéda le vitrail d’art avec l’utilisation du verre colorié soufflé. Le vitrail chrétien invite à la contemplation et à la méditation. Véritable tableau vivant, le vitrail filtre la lumière, à chaque instant de la journée, au fil des saisons, et vous la transmet comme une musique pour les yeux.

L’autel

Le maître-autel d’origine, a été retiré de son ancien emplacement, où se trouve désormais le tabernacle, surmonté du grand tableau de Saint Nicolas, patron des bateliers, entouré Saint Erasme et Saint Jacques, réalisé par Pellerin, peintre à Mulhouse en 1847.

L’autel actuel, très sobre, en imitation granit, a été mis en place début 1956. Il a été financé par les habitants de la gare 8 et ceux du village. Les autels latéraux, en stuc imitation marbre, sont surmontés des tableaux de Saint Wendelin, et de la Vierge à l’Enfant, tous deux peints par Baron en 1858.

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Le clocher

Le clocher abrite 3 cloches. A la fin de la 1ère guerre mondiale, alors que l’Empire Germanique manquait de matière première pour la fabrication de l’armement, on décréta la réquisition de toutes les cloches des églises, afin d’être refondues. Heureusement, une cloche, la plus grande de toutes, fut exclue des dispositions de cet arrêté, qui avait attristé toute la population. En 1923, deux nouvelles cloches furent rachetées, bénies et replacées dans le clocher.

La chaire

La chaire semble être plus ancienne que les autels latéraux, son exécution est très belle. Les panneaux de la rampe ne sont pas ornés de reliefs, mais l’abat-voix est couronné. Un bon pasteur en relief, entouré de 4 anges, avec un feston de boules et de glands, de fruits, de feuilles et de langues de feu.

Les orgues

Les orgues, d’origine inconnue, étaient là en 1844, année où l’on citait déjà l’organiste et le tireur de soufflets, qui percevaient à l’époque 1 Franc et 25 centimes. Un second clavier a été rajouté en 1864 par la société Verschneider de la Moselle, pour apporter à l’orgue 17 jeux et 54 touches. Deux rénovations successives ont été effectuées en 1957 par Schwenkedel de Strasbourg et Guerrier en 1986.

Les statues

Les statues, quant à elles, ont été achetées par M. le Curé Frantz, avec les dons des paroissiens : elles représentent Saint Wendelin (1851), Notre Dame des Sept Douleurs (1876), Sacré Cœur (1890), Saint Sébastien (art baroque du 18ème siècle), Saint Antoine, Sainte Thérèse de Lisieux et Saint Curé d’Ars.

LE BLASON DE LA COMMUNE

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Les armoiries de HOMBOURG apparaissent pour la première fois dans l’armorial de la généralité d’Alsace, rédigé à la fin du XVIIème siècle, au temps de Louis XIV.

On y lit : « La communauté des habitants du village de Hombourg, porte d’azur, avec une lionne aux pieds d’or, allaitant deux lionceaux, de même. »

Les lions et les lionnes étaient fréquents dans l’art héraldique, ils symbolisent la FORCE et le COURAGE.

Ce blason a servi de base en 2015 pour la création d’un nouveau logo pour la commune.

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LE BAN COMMUNAL

Délimité à l’Est par le Rhin, au Nord par la Commune d’Ottmarsheim, au Sud par celle de Petit Landau et à l’Ouest par les communes de Rixheim et Habsheim, il s’étend sur 1 531,91 ha, dont 851 ha de forêt (734 ha de forêt domaniale de la Hardt gérés par l’ONF et 117 ha de forêt privée du domaine du château).

 

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